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Rencontre citoyenne du 27 janvier 2015

27 janvier 2015/Centre culturel de Braives-Burdinne.

Rencontre de citoyens en vue de l’évaluation de l’action générale du centre culturel et en vue de l’élaboration progressive du conseil d’orientation.

Présents : Pour le centre culturel : Xavier Lisein (Président), Emma Cudin (animatrice-directrice),  Michèle Vos (administratrice), Marie-Eve Maréchal, vacataire Province formatrice en centre culturel.

                    Pour les citoyens : France Picard, Cécile Borboux, René Dufour, Pierre Mativa,  Philippe Anciaux, Nathalie Mottet, Sam Gerstmans,  Sophie Moreaux.

Le président et la directrice expliquent que nous sommes à une période charnière : le changement de décret impose une évaluation de l’action au regard de la nouvelle législation, par les instances, par l’équipe, par les partenaires mais également par la population (analyse partagée), afin de tracer ensemble les lignes du futur contrat-programme qui conditionnera la reconnaissance future du centre culturel.

 Sur le plan financier, l’enjeu est de taille, puisque la Fédération Wallonie-Bruxelles impose désormais que le pouvoir local (les communes de Braives et Burdinne ensemble) atteignent un montant de 100.000 euros alors qu’actuellement leur apport respectif est d’environ 45000, chacune au prorata du nombre d’habitants, 2/3 pour Braives, soit 30000 et 1/3 pour Burdinne, soit 15000. Pour le pouvoir local, dégager davantage de moyens pour le centre culturel n’est pas facile, et engendre des interrogations : une offre culturelle plus alléchante ?

Par ailleurs, les méthodes pour permettre aux citoyens de participer à l’analyse partagée sont à imaginer. C’est dans l’amorce de ce processus que s’inscrit la rencontre de ce soir.

Concernant les implications du nouveau décret, Marie-Eve Maréchal, que le service Culture de la Province de Liège délègue ponctuellement dans les équipes des centres culturels pour accompagner la transition, expose brièvement  l’esprit du nouveau décret fixant désormais les reconnaissances des centres culturels : l’essentiel à retenir dans le changement de loi est un changement de regard sur « la culture », sur le travail culturel, sur le territoire dans lequel il s’inscrit, sur les personnes qui y vivent, sur l’époque dans laquelle on vit, sur les réalités de nos contemporains.

L’ancien décret a vieilli et le monde a changé. Le fait, pour les centres culturels, de perdurer dans ses missions traditionnelles a peut-être empêché une évolution ‘collant » à l’évolution de la société et de ses nouveaux enjeux. Le décret impose donc une vigilance à l’égard de l’exercice des droits culturels, entendus comme le fondement de la dignité, de la reconnaissance de l’identité. Etre reconnu (où on vit, ce qu’on mange, ce qu’on aime, ce qu’on croit, ce à quoi on aspire, ce dont on souffre,…) est ce qui rend possible la relation à l’autre, et cette relation est  ce qui rend possible la dynamique d’évolution, c’est-à-dire d’émancipation.

Le travail culturel devra être attentif à accentuer pour le plus grand nombre possible et tout particulièrement pour les personnes en situation d’isolement les possibilités d’entrer dans ce cheminement.

 

Synthèse des commentaires, appréciations et suggestions des citoyens :

* (+)  les ateliers : c’est « le gros morceau » du centre culturel, ils sont nombreux et fortement fréquentés.

* (-)  il y a beaucoup d’artistes qui vivent sur le territoire et qui sont peu valorisés : Propositions : un travail permanent avec eux dans la continuité des Balades Braivoises &  Burdinnoises est une opportunité à saisir.

* (-) La photographie est peu valorisée.

Au niveau de l’expression visuelle, on pourrait faire plus. On ne fait plus de concours photos.

*( -) Manque d’infrastructures polyvalentes dans les villages pour le centre culturel, surtout sur Burdinne. (la salle de Fumal accessible au centre culturel a besoin d’une amélioration de l’acoustique).

* Il y a un important renouveau de la population, et les nouveaux habitants devraient avoir l’occasion d’intégrer en eux l’histoire de leur nouveau lieu de vie, d’autant que le territoire a des richesses patrimoniales, historiques et naturelles extraordinaires. Le conseil consultatif des aînés est un partenaire potentiel pour assurer cette transmission.

De plus, pour se sentir membre d’une communauté, créer des leiux de rencontres entre les nouveaux venus qui ne se connaissent pas est un enjeu important (ex. Fête des voisins).

* le centre culturel fait un beau travail, avec peu de moyens, les ateliers sont une force et la diffusion est de qualité. Aujourd’hui l’enjeu est de rendre les citoyens acteurs de la culture.

* le centre culturel a bien évolué depuis ses débuts. Aujourd’hui, les gens ont besoin de lieu pour se rencontrer, pour échanger, pour débattre. Pour un centre culturel en milieu rural, l’animation culturelle est primordiale, la diffusion passe au second plan. . On peut faire beaucoup avec peu de moyens.

Music’all Braives fait  l’objet d’un différend, d’aucun regrettant le peu de qualité des conditions techniques et financières des artistes accueillis, d’autres argumentant sur le succès de l’événement auprès des artistes, des associations et de la population.

- la méthodologie pour rendre les gens acteurs du diagnostic partagé est une difficulté.

- demande de création de projets « reliant les gens » à Marneffe : « Repare Café », jardins collectifs : ces projets sont d’actualité via d’autres acteurs communaux.

- demande d’atelier pour enfants en temps extra-scolaire à Marneffe avec suggestion de coopération avec les parents, notamment pour les espaces d’accueil d’ateliers. Marneffe est vivant par l’école mais « handicapé » par son éloignement des espaces du centre culturel.

- Demande d’accentuer les relations entre la culture et l’école.

- Les ados sont également un enjeu pour le centre culturel : comment les rendre actifs dans la vie culturelle, alors que la sortie de l’école primaire les éloigne.

- Souhait d’activités culturelles adaptées aux familles. Une association de parents s’organise pour créer des débats autour de sujets concernant les parents.

- Quand on évoque un projet culturel, il faut se poser d’abord la question du Pourquoi, et pas seulement celle du comment !

- Habiter à Braives est une chance : il y a beaucoup de propositions d’activités culturelles mais également sportives.

 

Au terme du tour de table, la directrice informe que l’échéancier impose que le travail d’analyse partagée doit être mené à bien pour fin 2016, de façon à ce que les hypothèses d’action et les enjeux soient dégagés. Ensuite, en accord avec la coordination des centres culturels en région hutoise, le centre culturel élaborera son plan d’action pour le soumettre à la reconnaissance en juin 2017.

 

 Cela implique que le travail de consultation va être intensif au printemps 2016. Un travail de l’équipe, avec Marie, dégagera un échéancier et une méthodologie. Mais le Conseil d’Orientation, exigence du décret, devra également être actif dans le processus.

 

Pour rappel, le conseil d’orientation, désigné par le conseil d’administration sur proposition de l’équipe, est composé de personnes issues de la société civile et souhaitant apporter leur regard, leur coopération sur le fond, au projet global du centre culturel. La moitié de ses membres au moins ne fait partie ni du conseil d’administration, ni de l’équipe. Le personnel d’animation et la direction en sont membres avec voix consultative. Le conseil d’orientation procède à l’autoévaluation continue du projet d’action culturelle et contribue à l’analyse partagée. Il nomme en son sein un président, lequel est invité au conseil d’administration avec voix consultative. 

 

Il est demandé aux participants s’ils sont désireux d’intégrer le conseil d’orientation.

Pour donner le temps de la réflexion, la demande sera formulée ultérieurement au départ de la directrice, par mail ou par téléphone.

 

                                                                       Sauf erreur ou omission.

                                                       Pour la Province de Liège, Marie-Eve Maréchal

                                                       Pour le Centre culturel, Emma Cudin